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linkPour sa deuxième édition, le festival artistique itinérant Yapluka investit le nord du Pays Portes de Gascogne et vous donne rendez-vous chaque jour du 16 septembre au 14 octobre 2011 dans les di-verses communes participantes. Cette année, vos escales vers l’enchantement ont pour nom Mira-doux, Saint-Clar, Monfort, Pauilhac, La Sauvetat, Tournecoupe, Lectoure, Préchac et Saint-Léonard.
Yapluka vous invite à vous promener dans ces villages pour assister à la transformation de leurs voûtes sacrées ou de leurs lavoirs séculaires en espaces chorégraphiques, pour baguenauder parmi leurs arbres caressés de sonorités venues d’ailleurs, pour sourire sur leurs grand-places ensoleillées aux facéties des clowns de cirque, pour vous faire surprendre entre deux découvertes par la fantaisie du théâtre de rue, et pour vous laisser envoûter par la magie de photographies dont le mystère, le fascinant réalisme ou les parfums cubains de La Havane exaltent la beauté simple des lieux de vie...
L’affiche du festival Yapluka mêle artistes locaux, nationaux et internationaux qui, chacun et en-semble, vous convient à découvrir leurs univers, leurs couleurs, leurs paysages, leurs langages, que ce soit à la source, en ateliers, ou dans leurs œuvres.
Afin que ce temps fort d’actions culturelles sur le Pays gagne en proximité, en convivialité ainsi qu’en énergie et en efficacité, Culture Portes de Gascogne a réuni plusieurs co-organisateurs : le Pays Portes de Gascogne que nous remercions tout particulièrement, les communes et les associations locales. Et pour assurer son rayonnement, il bénéficie également de la collaboration de partenaires culturels du département tels que La Petite Pierre, CIRCa, l’ADDA du Gers.
A vous de profiter aujourd’hui du fruit de la réunion de tous ces talents, en laissant guider votre flâne-rie dans l’espace et le temps réels ou imaginaires, jusqu’à ce que prouesses et surprises déroutantes de générosité vous transportent dans l’univers des sens.
Là, Yapluka s’approcher, s’ouvrir, sourire, se mettre à l’écoute, se laisser emporter par l’énergie, l’humour et la sensibilité proche ou décalée de ces artistes qui interrogent l’intériorité, le rapport à l’autre, le monde qui nous entoure...
Nous vous attendons nombreux sur les chemins de ces instants de partage si précieux.
linkVernissage le Samedi 24 Septembre à 17h, à la Salle des exposition, en face de l'église à Monfort (Gers), en partenariat avec le Domaine d’Embidoure.
Dans le cadre du Festival Yapluka. En partenariat avec la Commune de Monfort et l’association AMAT
« Nous avons beaucoup appris avec les animaux, depuis toujours et nous continuons à apprendre. Ils nous accompagnent, complices, sujets de notre curiosité et de notre fascination, ils sont en nous, sujets de notre histoire. Je les mets en scène dans des situations humaines, mais à bien les regarder, on se demande, finalement, s'ils sont vraiment masqués. Est-ce la subsistance, au fond de notre cerveau ultra sophistiqué, ultra culturel, d'une réminiscence de mémoire reptilienne qui rend ces personnages attachants, sympathiques, familiers ?
Mais pas dérisoires et absurdes, ils nous sont curieusement apparentés. Humain, mets un masque et ton masque tombe, rien ne te va autant que l'apparence animale, à défaut d'en comprendre la nature.
Nature, vaste domaine dont nous nous disputons le sens et la propriété, mais nous n'y comprenons rien en vérité. Alors, tant pis, n'y comprenons rien, tant mieux, soyons humains.link
Je vous propose une balade humanimale, au gré des vents et des marées.
Laissons tomber les masques humains, laissons les animaux visiter notre vie, boire notre café et déguster nos huitres, pactiser avec nos nains de jardin et poser pour nos objectifs.
Ils sont beaux vraiment, inaltérables, intemporels et éternels, ils étaient là au début de la création, on se souvient comme Noë en prit soin, ils seront là, encore, les mêmes, bien après notre disparition si nous ne sommes pas assez fous pour les entrainer dans notre perdition.
Je vous propose un voyage à la recherche d'une réflexion sur les désillusions tissées dans la trame du monde actuel, en introduisant de l'humour où se côtoient banal et merveilleux, dérisoire et essentiel, comme un album de famille décalé. »
Vous rappelez des photos que j'ai prise chez Julien mon voisin, un paysan vivant comme autrefois, et bien il vient de prendre sa retraite...
C'est comme une page de l'histoire qui se tourne, car des comme "Julien", il doit plus en exister beaucoup...
Pour info, j'étais seul à filmer et mes questions n'étaient pas préparées, j'ai tout fait sur le vif... donc ce n'est pas parfait !
Cette série s'articule autour de personnages portant des masques d'animaux.
Ils nous accompagnent, complices, sujets de notre curiosité et de notre fascination, ils sont en nous, sujets de notre histoire. Je les mets en scène dans des situations humaines, mais à bien les regarder, on se demande, finalement, s'ils sont vraiment masqués.
Est-ce la subsistance, au fond de notre cerveau ultra sophistiqué, ultra culturel, d'une réminiscence de mémoire reptilienne qui rend ces personnages attachants, sympathiques, familiers ?
Humain, mets un masque et ton masque tombe, rien ne te va autant que l'apparence animale, à défaut d'en comprendre la nature. Nature, vaste domaine dont nous nous disputons le sens et la propriété, mais nous n'y comprenons rien en vérité. Alors, tant pis, n'y comprenons rien, tant mieux, soyons humains.
Je vous propose une balade humanimale, au gré des vents et des marées.
Laissons tomber les masques humains, laissons les animaux visiter notre vie, boire notre café et déguster nos huitres, pactiser avec nos nains de jardin et poser pour nos objectifs.
Ils sont beaux vraiment, inaltérables, intemporels et éternels, ils étaient là au début de la création, on se souvient comme Noë en prit soin, ils seront là, encore, les mêmes, bien après notre disparition si nous ne sommes pas assez fous pour les entrainer dans notre perdition.
Par cette balade humanimale, je vous invite à une exploration originale et auto-dérisoire de nous-mêmes et de notre société. Je vous propose un voyage à la recherche d'une réflexion sur les désillusions tissées dans la trame du monde actuel, en introduisant de l'humour où se côtoient banal et merveilleux, dérisoire et essentiel, comme un album de famille décalé.
L’association Culture Portes de Gascogne a constitué une photothèque pour promouvoir les richesses et le patrimoine aussi bien architectural, paysager, culturel et naturel du Pays Portes de Gascogne, grâce à la précieuse collaboration des deux photographes professionnels, Matthew Weinreb et Isabelle Souriment.
Pour tous renseignements, vos commandes de livres, vous pouvez contacter Edith Lagardère au 05 62 67 97 10 -
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Nous sommes devant ces photos comme des enfants, tout heureux de découvrir des visages familiers, des endroits déjà connus, notre pays, celui qu’on aime pour y être né, y vivre ou y passer du temps, et souvent du bon temps. C’est gai et rassurant à la fois. S’y glisse pourtant une pointe d’étrangeté, parce que nous ne le voyons pas vraiment avec nos yeux à nous, mais à travers le regard d’Isabelle et celui de Matthew. C’est ce qui fait le prix de ce livre tout entier et de chacune de leurs images : qu’ont–ils à nous montrer que nous n’avons déjà vu ? Et bien, leur émotion devant les couleurs ou la géométrie d’un paysage, l’attitude d’un animal, l’élégance d’une vieille demeure, le calme d’une rue, l’animation d’une fête, les jeux de la lumière sur une façade ou dans un champ, etc. Et puis, leurs photos ouvrent une perspective qui n’est pas seulement visuelle et esthétique, mais aussi humaine, profonde et historique. Même quand le paysage semble vide, on y voit toujours les signes de l’activité des hommes. Au fil des pages, une main, une silhouette ou un regard en portent témoignage. La Gascogne est une terre de vieille civilisation, avec un visage, un caractère, une façon d’être et de vivre bien à elle. Sous sa faconde, il y a de la pudeur. Et loin de jouer les voyeurs, de leurs objectifs perspicaces et caressants, ils en dévoilent les jolis instants et les aspects prenants, les beautés éclatantes et l’harmonie secrète. "Vues croisées", on ne saurait mieux dire. En croisant leurs regards, le notre change et nous ne voyons plus notre pays tout à fait de la même façon. Il s’est enrichi de ce que nous donnent la vive acuité des visions et la subtile séduction des images d’Isabelle et Matthew. Pour ce faire, eux-mêmes ont aussi croisé leurs talents, composant une oeuvre à quatre mains… et quatre yeux. Chacun y a mis le meilleur de son art. Matthew s’attache à l’espace, à l’architecture et aux lignes qui les structurent. Il en rend la beauté géométrique et compose minutieusement ses prises de vue. Isabelle capture l’instant dans toute sa grâce éphémère et l’émotion reste intacte. Par la magie de son art, elle garde en vie ce qu’elle a pris sur le vif. Ensemble, ils nous offrent une large et saisissante palette de sensations et d’émotions devant notre Gascogne.
Florent Leclerq, journaliste
Emma était ma super stagiaire pendant 1 semaine, nous nous sommes amusées comme des folles à faire des images, et comme elle voulait bien être une superbe modèle, j'ai fait ces quelques photos
d'elle !
Pendant plus d’un an, j’ai régulièrement visité Julien, un paysan qui vit « comme
autrefois ».
Quand j'ai rencontré Julien pour la première fois, j'ai été charmée par le personnage, son quotidien et ses prés authentiques. Il est né dans sa maison et n’a jamais quitté sa terre natale depuis plus de 60 ans. Ses bêtes et sa terre sont ses passions. Son seul regret est de n’avoir jamais été marié. « Les femmes n’ont jamais voulu vivre comme moi », m'a-t-il révélé.
Depuis un an, je lui rends visite régulièrement. Il parle peu, mais l’expression de son visage nous dit le reste. Son frère vient l’aider pratiquement tous les jours. Dernièrement, ils viennent de perdre leur mère, devenue aveugle avec les années. Ils l’avaient gardée avec eux à la maison, jusqu’à son dernier soupir. Quand je viens chez lui, c’est comme retenir les dernières images d’un temps passé. Sa maison faite de terre semble fondre à mesure que le temps passe. Les granges où logent ses vaches et ses chèvres ressemblent à cette image biblique de la nativité. Il n’a ni télé, ni réfrigérateur. J’avais même entendu dire qu’un arbre poussait dans sa cuisine. Quand pour la première fois, après un an, il m’a ouvert sa porte, j’étais déçue de ne pas voir l’arbre. De multiples calendriers tapissent les murs, dans la cheminée, une soupe chauffe dans une vieille marmite. Ce décor me rappelle les paysans que j’aimais visiter pendant mon enfance en Bretagne.
Il vit avec très peu de moyens, mais pour rien au monde il ne vivrait autrement. Comme disent les vieux paysans, « il a la terre qui lui coule dans les veines ». Chez Julien, ce sont tout simplement des scènes de vie, rythmées par les saisons et le temps qui passe.
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