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Cette série s'articule autour de personnages portant des masques d'animaux.
Ils nous accompagnent, complices, sujets de notre curiosité et de notre fascination, ils sont en nous, sujets de notre histoire. Je les mets en scène dans des situations humaines, mais à bien les regarder, on se demande, finalement, s'ils sont vraiment masqués.
Est-ce la subsistance, au fond de notre cerveau ultra sophistiqué, ultra culturel, d'une réminiscence de mémoire reptilienne qui rend ces personnages attachants, sympathiques, familiers ?
Humain, mets un masque et ton masque tombe, rien ne te va autant que l'apparence animale, à défaut d'en comprendre la nature. Nature, vaste domaine dont nous nous disputons le sens et la propriété, mais nous n'y comprenons rien en vérité. Alors, tant pis, n'y comprenons rien, tant mieux, soyons humains.
Je vous propose une balade humanimale, au gré des vents et des marées.
Laissons tomber les masques humains, laissons les animaux visiter notre vie, boire notre café et déguster nos huitres, pactiser avec nos nains de jardin et poser pour nos objectifs.
Ils sont beaux vraiment, inaltérables, intemporels et éternels, ils étaient là au début de la création, on se souvient comme Noë en prit soin, ils seront là, encore, les mêmes, bien après notre disparition si nous ne sommes pas assez fous pour les entrainer dans notre perdition.
Par cette balade humanimale, je vous invite à une exploration originale et auto-dérisoire de nous-mêmes et de notre société. Je vous propose un voyage à la recherche d'une réflexion sur les désillusions tissées dans la trame du monde actuel, en introduisant de l'humour où se côtoient banal et merveilleux, dérisoire et essentiel, comme un album de famille décalé.
Pendant plus d’un an, j’ai régulièrement visité Julien, un paysan qui vit « comme
autrefois ».
Quand j'ai rencontré Julien pour la première fois, j'ai été charmée par le personnage, son quotidien et ses prés authentiques. Il est né dans sa maison et n’a jamais quitté sa terre natale depuis plus de 60 ans. Ses bêtes et sa terre sont ses passions. Son seul regret est de n’avoir jamais été marié. « Les femmes n’ont jamais voulu vivre comme moi », m'a-t-il révélé.
Depuis un an, je lui rends visite régulièrement. Il parle peu, mais l’expression de son visage nous dit le reste. Son frère vient l’aider pratiquement tous les jours. Dernièrement, ils viennent de perdre leur mère, devenue aveugle avec les années. Ils l’avaient gardée avec eux à la maison, jusqu’à son dernier soupir. Quand je viens chez lui, c’est comme retenir les dernières images d’un temps passé. Sa maison faite de terre semble fondre à mesure que le temps passe. Les granges où logent ses vaches et ses chèvres ressemblent à cette image biblique de la nativité. Il n’a ni télé, ni réfrigérateur. J’avais même entendu dire qu’un arbre poussait dans sa cuisine. Quand pour la première fois, après un an, il m’a ouvert sa porte, j’étais déçue de ne pas voir l’arbre. De multiples calendriers tapissent les murs, dans la cheminée, une soupe chauffe dans une vieille marmite. Ce décor me rappelle les paysans que j’aimais visiter pendant mon enfance en Bretagne.
Il vit avec très peu de moyens, mais pour rien au monde il ne vivrait autrement. Comme disent les vieux paysans, « il a la terre qui lui coule dans les veines ». Chez Julien, ce sont tout simplement des scènes de vie, rythmées par les saisons et le temps qui passe.
PAYSAGES
IN MARCIAC - 30 JUILLET > 15 AOUT 2010 chapelle Notre Dame de la Croix
Nous créons tous nos propres paysages dans la manière que nous avons de ressentir et de comprendre le monde, dans la manière d'en élaborer une image et une culture intime, personnelle mais aussi collective… Perdus de vue, ordinaires, ou encore remarquables, ces paysages façonnent notre imaginaire, conditionnent notre qualité de vie, mais encore reflètent l'état de notre environnement. Ils traduisent la façon que nous avons d'aménager nos espaces, de gérer nos territoires, quelques soient leur échelle et leur nature : la maison, la ville, la campagne, les lieux de vie, de travail, de voyage, du plus petit lopin privé à la plus grande collectivité territoriale… Au delà du propos esthétique et artistique, parler de paysage c'est donner une lecture sociale et économique de notre environnement, sans en occulter les tenants techniques et écologiques. Comment s'interroger sur nos paysages ? …sans s'en référer aux grands enjeux de la nature : ressources vitales - eau - sol - climat - énergie - agriculture – biodiversité – bien-être – santé … C'est ce que propose Paysage In Marciac, dans la bonne humeur et la légèreté, : des témoignages, des balades, des échanges, des perspectives et des regards croisés, des solutions bien rodées, des idées neuves, des principes simples et de la proximité. …Et puisque l'on a le droit de rêver, l'immense horizon du possible !
Pour cette première, il y aura des nouvelles photos d'Isabelle Souriment et Matthew Weinreb et le livre tant attendu !
Nous avons le plaisir de vous convier à l'inauguration officielle de cette deuxième édition de "Paysages In Marciac" le samedi 31 juillet à 15 heures - chapelle Notre Dame de la Croix (merci de vous inscrire par retour d'e-mail)
www.paysages-in-marciac.fr (le site est en cours de construction, toutes les infos sur les expos, les intervenants, les films seront en ligne la semaine prochaine)
Au plaisir de vous retrouver à Marciac, l'équipe et le conseil d'administration d'Arbre & Paysage 32 --
Arbre & Paysage 32
10 avenue de la Marne 32000 AUCH
tel. 05 62 60 12 69 fax. 05 62 63 14 58
contact@arbre-et-paysage32.com
www.arbre-et-paysage32.com
www.arbres-en-campagne.fr
www.agroforesterie.fr
Paradis
d'enfer
A la manière des écrivains et des cinéastes de science fiction, Isabelle Souriment suscite une réflexion critique sur le monde actuel en créant des images poétiques et drôles d’un futur imaginaire, où des animaux sauvages de contrées lointaines (Tropiques, pôles…) peuplent des paysages de zones tempérées (France, Grande-Bretagne, etc.).
Ces manipulations virtuelles que l’artiste fait subir aux images font écho à celles qui sont infligées dans la réalité aux animaux - par l’élevage industriel, la recherche génétique, le clonage – et qui ont définitivement transformé nos conditions de vie. Ne peut-on avancer l’hypothèse que la nature et l’animal nous questionnent parce que leur statut les situe désormais au plus proche d’un réel que nous transformons, des espèces sauvages que nous réintroduisons dans un milieu surveillé, où le naturel ne peut survivre qu’enclos?
« Par le montage photographique, j’ai voulu représenter cet état de la nature, jamais intacte ni indépendante de l'homme. En déplaçant des animaux dans un paysage autre que le leur, je soulève un paradoxe entre l’idée romantique de la nature et la réalité de notre monde moderne submergé, d’informations et de technologies à travers lequel nous souhaitons retrouver nos relations conscientes avec la nature des choses et des êtres, telle une renaissance.»
« Le jardin d’Eden et la notion du "Paradis perdu" m’ont toujours fascinée. J’ai réalisé quelques travaux sur ce sujet, dont l’installation "I like to think so", (J’aimerais bien y croire). Un nouvel Eden, une transgression amusée et revisitée à partir des signes induits de nos mutations contemporaines. Puis, je me suis dirigée vers des "faux-semblants de Paradis faits main", où j’ai utilisé des animaux en plastique que j’ai découpés, ré-assemblés et photographiés. Une fantaisie d’apprenti généticien donne naissance à ce nouveau bestiaire. Entre réalité et fiction, entre maquette et réalité, entre faux-semblant et vrai-semblable, j’entre en jeu avec ce qui m’entoure. Je crée une vision d’un monde hybride, fabriqué et inspiré par une notion allégorique du Paradis, "créé par la main de l’Homme" ».
¬ Isabelle Souriment, juin 09
www.clonearts.fr/
En partenariat avec la Médiathèque de Lourdes. Avec le concours du laboratoire Photon, Toulouse. Isabelle Souriment a bénéficié d'une bourse individuelle à la création et une allocation d'acquisition de matériel de la DRAC Midi-Pyrénées.
Je remercie chaleureusement mes proches pour leur aide et soutien ainsi que Karine Mathieu de la médiathèque de Lourdes et à Jorgen Christensen qui m'a ouvert les portes de la symbiose de Kalundborg, ( site écologique industrielle danois - http://www.ecoparc.com/ecologie-industrielle/kalundborg.php )
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In the manner of writers and filmmakers of science fiction, Isabelle Souriment raises a critical reflection on today's world by creating funny and poetic images of an imaginary future, where wild animals from distant lands (the tropics, poles ...) populate landscapes of the temperate zones (France, Great Britain, etc.)..
These virtual manipulations to which the artist has subjected the images echo those imposed on real animals - factory farming, genetic research, cloning - which have definitively changed our lives. Can we not therefore advance the hypothesis that nature and animals are now questioning us because their status is now closer to a manipulated reality?
“By juxtaposing the animals in a landscape other than their own, I seek to question these paradoxes - between the romantic idea of nature and reality, or even more so, between «natural» and «artificial». My work attempts to understand the malaise born out of an impotence of ethics as we deal with technological change. I am contrasting my fictional mutations - less dangerous and I hope more poetic "
Paradoxically an atmosphere of paradise emanates from these pictures. And indeed the word paradise comes from the Persian by way of the Greek paradeisos, meaning "enclosed park where wild animals can be found."
“The Garden of Eden and the concept of ‘Paradise Lost’ has always fascinated me. I have done some work on this subject, including the installation ‘I like to think so’; A new Eden, a fun transgression revisited and inspired by signs influenced by our contemporary mutations. This led to "False pretences of Paradise made by hand", where I used animals in plastic that I cut, re-assembled and photographed. A fantasy apprentice geneticist giving birth to a new bestiary. Between reality and fiction, between model and reality, between seeming-false and seeming-truth, I enter into this game with what surrounds me. Creating a vision of a hybrid world, produced and inspired by an allegorical concept of Paradise, ‘created by the hand of man’"
¬ Isabelle Souriment
www.clonearts.fr/
In Partnership with the media library of Lourdes. With the collaboration of Laboratoire Photon, Toulouse
Isabelle Souriment received a grant to aid in her creation and allocation of materials from the DRAC Midi-Pyrénées.
I warmly thank my closest friends and family for their help and support as well as Karine Mathieu of the media library of Lourdes and Jorgen Christensen who opened the doors to the symbiosis of Kalundborg, (Danish industrial ecological site - HYPERLINK "http://www.ecoparc.com/ecologie-industrielle/kalundborg.php" http://www.ecoparc.com/ecologie-industrielle/kalundborg.php )
http://www.centre-photo-lectoure.fr/
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